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Economie

“13 ans et déjà enceinte!”

Le problème des grossesses précoces se fait de plus en plus ressentir au Burkina Faso surtout en milieu rurale. Une caravane de presse organisée dans le cadre du projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (SWEDD) nous a permis d’appréhender la situation dans la région des Hauts-Bassins plus précisément dans la province de Houndé.

Founza, Bereba, Boni et Koumbia sont toutes des communes rurales de la province de Houndé dans le Tuy. Aussi, elles ont un dénominateur commun: au moins 15 élèves de moins de 15 ans enceintes ont été enregistrées dans les formations sanitaires de chaque commune.
Le cas le plus poignant est celui de la commune de Koumbia qui a enregistré la plus jeune fille enceinte: 13 ans!

Selon Oumarou Ouédraogo, chef de poste du CSPS de Koumbia, cette commune rurale de Houndé à un taux de prévalence contraceptive de 14%. Un chiffre qui n’est pas très reluisant selon lui et qui est dû au fait que les autorités coutumières et religieuses recommandent l’abstinence sexuelle jusqu’au mariage.

Pour le cas spécifique des élèves, le problème est très délicat de l’avis de M. Ouédraogo, car il n’y a vraiment pas d’éducation sexuelle dans ce milieu où le poids de la tradition pèse énormément sur les sujets tabous comme la sexualité.

Aussi, il est mal perçu qu’une fille vienne se faire mettre un produit contraceptif au CSPS: «dès que ses camarades aperçoivent le sparadrap sur son bras, elle est vite étiquetée et marginalisée», soutient l’infirmier chef de poste de Koumbia. Elle devient la risée du village où tout le monde déduit que «cette petite fille s’adonne déjà aux pratiques sexuelles». Voilà comment elles sont traitées.

D’où le dilemme: doit-on conseiller aux jeunes l’abstinence sexuelle jusqu’au mariage ou leur recommander les méthodes de planification familiale?

 

La réalité du terrain en effet est que, à part le préservatif, les méthodes de la planification familiale peuvent être la porte ouverte au vagabondage sexuelle des jeunes pouvant entrainer la prolifération de nombreuses maladies sexuellement transmissibles.

D’autre part, l’abstinence n’est pas aussi très aisée à pratiquer car elle requiert une force mentale de telle sorte que l’âme doit transcender les désirs du corps afin de s’élever vers la vertu. Ce qui est quasiment mission impossible pour ces nombreux jeunes laissés à eux-mêmes.

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Source image illustrative  :  PIETER TEN HOOPEN/PLAN INTERNATIONAL/UNFP

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